Home France I PARAPENTE I 1 stage de parapente initiation dans les Alpes à Saint Hilaire

I PARAPENTE I 1 stage de parapente initiation dans les Alpes à Saint Hilaire

« Un jour, quand je serai grande, je volerai ! » Cette phrase qui raisonne en moi depuis des semaines, des mois, des années maintenant… Oui, je rêve de voler tel un oiseau. Je rêve de ressentir cette sensation de liberté à bout d’aile. Je rêve d’admirer les sommets vue du ciel, de contempler les lacs, qui se transforment en superbe tâche bleue, au fil de l’ascension. Je rêve de côtoyer les vrais oiseaux de plus prêts, pour qu’ils m’indiquent le meilleur chemin… Et vous ? N’avez-vous jamais rêvé de voler de vos propres ailes ? Depuis toute petite, je suis attirée par ce qui vole. Que ce soient les avions, les cerfs-volants, les parachutes, les montgolfières, les deltas planes ou les parapentes. Au fond, je savais qu’un jour, mon chemin m’élèverait, pour contempler la beauté du monde vue du ciel. J’ai juste attendu que ce soit le bon moment. Voilà, j’ai 31 ans, et je me lance en solo à bord de mon parapente ! C’est à partir d’ci, que je vous embarque avec moi. Etes-vous prêts, c’est parti ! 

Un jour quand je serai grande, je volerai !

STAGE DE PARAPENTE INITIATION : PAR OÙ COMMENCER ?

Après 3 vols en tandem sur les 6 dernières années, je me lance enfin sur la voie de l’autonomie ! Je vais entamer un stage de parapente initiation à Saint-Hilaire du Touvet dans les Alpes. Je suis sur le point de réaliser mon rêver de gosse, voler en solo ! Mais avant de me lancer dans cette folle aventure, je suis posée beaucoup de questions. Par quoi commencer ? A qui s’adresser ? Quel premier stage dois-je faire pour démarrer ? Combien de temps dure la formation ? Comment ça se déroule ? Qu’est-ce qui est obligatoire pour voler légalement ? Quel matériel nécessaire pour le stage ? Quel budget faut-il prévoir ? Et l’étape d’après ? Vous l’aurez compris, ça demande de l’organisation, et beaucoup de renseignements au préalable.

Pour vous faciliter l’existence, aujourd’hui, je vous partage mon expérience pendant mon stage de parapente initiation à Saint Hilaire du Touvet. J’ai choisi, par les recommandations de mon meilleur ami, l’école de parapente Air Alpin. C’est une jeune école, qui privilégie les petits groupes. Ce stage dure 5 jours (suivant les conditions météo). J’ai le plaisir de vous faire vivre ma progression jour après jour, et par quelles étapes administratives et matériel, faut-il passer avant de réaliser son premier en vol en solo !

 


MON STAGE D’INITIATION PARAPENTE DANS LES ALPES À SAINT-HILAIRE DU TOUVET 

LA GENÈSE DU PROJET

C’est il y a 6 ans, que j’ai découvert les sensations du parapente pour la toute première fois ! J’ai réalisé mon premier vol en 2013 au dessus du lac d’Annecy. Vous me direz, il y a pire pour démarrer une telle aventure ! Et je suis bien d’accord avec vous, car j’en garde un souvenir impérissable. Comme si c’était hier, alors que six ans se sont écoulés. Il faisait très beau, le lac d’Annecy est magnifique vue d’en bas. Mais d’en haut, il devient encore plus spectaculaire, entouré de ses montagnes verdoyantes. Puis l’an dernier, j’ai eu l’opportunité de réaliser mon deuxième vol à Millau avec Patrice d’Air Magic Parapente. J’ai survolé les Causses Aveyronnaises. Le spectacle était grandiose. De là-haut, on dirait un vrai patchwork coloré ! C’est là que le goût de cette aventure grandit en moi. Au point, ou quelques mois plus tard, je réalise mon troisième vol. Cette fois-ci, au dessus des lagons immaculés de Saint-Leu à La Réunion. C’est avec Vincent de l’école Air Lagon Parapente, que je me suis envolée. En l’air, j’ai eu un déclic. Quelque chose avait changé en moi ! Je me suis mise à lui poser plein de questions. Je ressentais le besoin de comprendre comment cet énorme cerf-volant volait au dessus de ma tête ! Vincent est parti dans des explications théoriques, puis m’a rapidement proposé de prendre les commandes. Il m’a dit être bien à l’aise, et qu’il me sentait bien m’y mettre seule ! Il ne croyait pas si bien dire ! En me laissant les commandes, et en ayant eu mes premières « vraies » sensations de bébé « pilote« , je n’ai eu qu’une envie, c’est d’aller plus loin, dans la compréhension de ce sport outdoor ! Voilà, dès à présent, je souhaitais voler de mes propres ailes. J’avais le désir d’apprendre à voler toute seule.

Aujourd’hui, me voilà dans les Alpes, ici à Saint Hilaire, en train d’entamer mon stage de parapente initiation. C’est parti allons-y !


SOMMAIRE

  1. UN STAGE DE PARAPENTE INITIATION : JOUR APRÈS JOUR 
  2. LES INFORMATIONS PRATIQUES : PRÉROGATIVES, MATÉRIEL, ECOLE, HÉBERGEMENT 

1. STAGE DE PARAPENTE INITIATION : LA SEMAINE JOUR APRÈS JOUR

 

JOUR 1 : Lundi 22 Avril 2019

Le compte à rebours est lancé !

Sans jeu de mots aucun bien sûr, je suis sur la sellette. En effet, je ne peux plus reculer ! Et pour autant, je ne me sens ni stressée, ni angoissée. Je crois plutôt que je ne réalise pas vraiment, que je suis sur le point de réaliser un gros rêve de gosse ! J’entame ce stage parapente initiation avec mon meilleur ami qui réside vers Grenoble. C’est vraiment top de partager une telle expérience avec quelqu’un de proche ! Puis le but, c’est aussi qu’un jour, nous puissions voler ensemble.

L’arrivée à l’école de parapente

Nous avons rendez-vous à 8h30 à l’école Air Alpin Parapente située dans les montagnes à Saint-Hilaire du Touvet. La route d’accès est sinueuse, les vues sont à couper le souffle. La majestueuse Dent de Crolles surplombe la route. Elle est gigantesque ! A ce moment, un petit nuage entoure la pointe de la dent. Ca me fait penser au mont Blanc. Les maisons se transforment peu à peu en chalets. Nous voilà dans un autre monde ici ! Loin de tout ou presque. En arrivant, il n’y a qu’à suivre les panneaux fléchés. C’est très bien indiqué, impossible de se tromper pour arriver jusqu’à la porte d’entrée de l’école. Nous nous faisons très chaleureusement accueillir par une partie de l’équipe présente ce jour : Tony, Richard, Debu et Laurent. Nous voilà tous arrivés. Nous sommes 6 élèves venant des 4 coins de la France. Nous faisons connaissance du site école, vue sur Belledone. Dans le prolongement de la terrasse en bois, j’aperçois une zone de décollage. Les âges oscillent entre 16 et 60 ans. Comme quoi, apparemment, il n’y a pas d’âge pour démarrer un stage de parapente initiation. Dès notre arrivée, nous nous enregistrons auprès des moniteurs (certificat médical et licence à jour). A part moi car je ne l’avais pas le matin en arrivant. J’ai fais tout au dernier moment. Oui c’est possible ! Mais bon, ne prenez pas exemple sur moi, vous éviterez d’ennuyer tout le monde. J’ai pris rendez-vous chez un médecin du sport sur place. Puis, j’ai acheté la licence en ligne, sur le site de la FFVL (Fédération Française de Vol Libre).

LES PRÉSENTATIONS

Nous sommes 6 élèves et avons 3 moniteurs pour nous ! Rendez-vous compte ? A ce stade, c’est presque du cours particulier. Pour bien démarrer la journée, nous nous présentons les uns aux autres. Puis, nos 3 moniteurs se présentent, et nous expliquent le contenu du stage de manière générale. Puis, plus approfondie, sur le contenu de notre première journée. Tous les 3, nous expliquent que le stage de parapente initiation se déroule en 5 jours plus ou moins, en fonction de la météo. Chaque jour, a pour but de réaliser des étapes pratiques et théoriques en vue de réaliser son premier grand vol en solo, sur un terrain connu.

Nous nous dirigeons vers la salle de matériel, pour composer notre sac, en fonction de notre poids. Ce sac est composé d’une sellette, d’une voile ou d’une aile, de suspentes (ce sont tous les fils multicolores qui lient les commandes à l’aile, la voile), et d’un casque. Pour ma part, mon sac pèse environ 13 kilos. Vous imaginez bien, que le poids du sac diffère en fonction du gabarit de chacun.

LE PREMIER VOL : BIPLACE PÉDAGOGIQUE

 

Je m’équipe et m’attache dans la sellette. Ma sellette est reliée à celle du moniteur qui va voler avec moi. Je pars dans un instant faire mon premier vol en biplace pédagogique. Ce premier vol, permet aux moniteurs encadrants, de juger notre comportement en vol et notre niveau d’aptitude à l’écoute, à la compréhension des ordres donnés, pour gérer les commandes. Toutes ces actions, leur permettent de voir rapidement, si oui ou non, nous sommes aptes à continuer le stage de parapente initiation. Car oui, ça leur arrive de temps en temps, de refuser des personnes. Celles-ci leurs paraissent trop dangereuses et se mettraient rapidement en insécurité.  N’oublions jamais, que parapente est un sport extrême. Il vaut mieux savoir se maitriser soi-même, avant de maitriser la matériel et de pouvoir apprendre l’ensemble des règles, pour voler en toute sécurité.

Je ne veux pas vous mettre la pression, au contraire. C’est pour vous dire qu’ils sont très professionnels. Et qu’à aucun moment ils ne prendront de risques ni pour eux et encore moins pour vous ! Soyez tranquilles ! La sécurité avant toute chose !

Ca y est je m’envole ! Enfin… Nous nous envolons car nous sommes deux du coup ! Je prend rapidement les commandes. « vas-y doucement Marion ! » me dit Richard. Oui car les commandes sont très réactives à la moindre petite action. J’apprends alors à moins me crisper sur les commandes, et à positionner correctement mes bras pour être plus souple et délicate dans mes mouvements. Mais non je ne suis pas brute, j’ai juste l’habitude de tenir le guidon de mon VTT, de manière un peu moins douce ! Du coup, quand tu es habitué à une manière de faire sur une activité, il faut apprendre à ne pas tout vouloir transposer. Par contre, c’est bien plus facile à écrire qu’à faire ! Mais la sensation est absolument grandiose ! Je sens le vent dans mon visage. Ca y est ! Je sais tourner à droite, puis à gauche ! Mais c’est génial ! Waouuuh ! Le sol se rapproche, je n’ai pas trop eu le temps d’apprécier le paysage, j’étais plus concentrée à essayer de comprendre les mécanismes. Richard m’explique les différentes étapes d’atterrissage. Il me dit : « sors de ta sellette Marion« . A peine le temps de le dire, que mes pieds touchent déjà le sol ! Les dernières minutes s’accélèrent ! Je dis à Richard : « je me rends compte, que quand je serai vraiment toute seule, je suis totalement incapable, de savoir à combien de mètres je dois commencer à penser à mon atterrissage ». Et il me répond : « c’est pour ça que tu es en stage de parapente initiation ! » Bien joué Richard !

Nous ramassons notre baluchons (la voile) et reprenons le camion pour remonter vers l’école.

LA DÉCOUVERTE DU MATÉRIEL

Pour faire du parapente en toute sécurité, mieux vaut bien connaître son matériel et le comprendre, pièce par pièce. Il est composé des éléments suivants :

  • La voile (ou l’aile, les deux s’utilisent)
  • La sellette (le baudrier dans lequel on vient s’asseoir pendant le vol)
  • Les suspentes (les jolis fils de toutes les couleurs qui font le lien entre la sellette et la voile)
  • Le casque

Puis après, dans la progression, des outils techniques se rajoutent. Mais nous n’y sommes pas encore. Je ne souhaite pas m’éparpiller, plutôt se concentrer sur ce que je suis en train de vivre. Pour prendre confiance en moi, je suis plus de genre à fonctionner en petites étapes atteignables. Sinon j’ai peur, et je ne me lance jamais dans aucun projet. Là, c’est pareil. Je vous en parlerai, dans les mois, années à venir, au fil de ma progression dans la discipline.

LA PENTE ÉCOLE

Nous prenons le camion pour se rendre à la pente école. Ici, nous sommes les rois du covoiturage ! Nous sommes 8 dans la voiture, et c’est le joyeux bordel, la bonne ambiance ! Nous arrivons sur le site, sur lequel nous allons entamer nos premiers exercices, pour nous familiariser avec notre matériel. Nous l’aurons pendant toute la semaine. Aujourd’hui, le but est de découvrir le matériel grandeur nature, pas à pas et d’apprendre à s’en servir correctement. Ainsi, nous acquerrions de bons automatismes.

S’équiper en toute sécurité

Maintenant, nous allons apprendre comment s’équiper en toute sécurité. Le moniteur déplie son matériel et nous montre étape par étape, comment déplier une voile, la relier avec la sellette, et ainsi vérifier que tout soit en ordre. Après quoi, il nous propose deux techniques de pliages. De cette manière, chacun d’entre nous, peut s’approprier la manière qu’il souhaite. Devinez laquelle j’ai choisi ? J’ouvre mon sac-à-dos et sors ma voile et la sellette. C’est à mon tour ! Je me débrouille bien à une chose prêt. Tous ces fils, ces suspentes, paraissent emmêlés. Puis Laurent, arrive, il me tourne les commandes dans un sens, et « biiim » comme par magie tout redevient normal ! Alors que ça faisait 10 minutes que j’essayais de démêler le bordel de noeuds. Laurent m’explique que rien n’était emmêlé. En fait, mes commandes étaient simplement dans le mauvais sens. Alors, pour me faire comprendre la manipulation, il me la remet dans le mauvais sens ce coquin. Puis, il me montre la manipulation, et me demande de la refaire. Le but c’est que je sois capable de devenir autonome. A ce moment là, j’ai vraiment eu l’impression d’être « noeud-noeud » c’est le cas de le dire !

Voilà je replie ma voile. Mince ! J’ai l’impression d’être à Decathlon quand je déplie un sac de couchage et que je n’arrive pas à la remettre dans son sac d’origine ! J’entends mes clients dirent : « ils sont nuls à Decath, le sac est trop petit« ! Ou c’est juste encore une fois, que nous ne sommes pas doués et que nous n’avons pas la bonne technique ! Depuis que j’y travaille, j’ai du apprendre vous pensez bien ! Si vous souhaitez connaître ma technique passez me voir à Decathlon Strasbourg ! Bref, j’ai du pain sur la planche pour devenir une « vraie » parapentiste ! Mais j’y travaille promis !

Découvrir la technique du gonflage

Le gonflage, est mon premier exercice qui me permet de prendre contact avec mon aile. Il consiste à faire voler la voile au dessus de ma tête, en gardant les pieds au sol. Vous voyez le principe d’un cerf-volant ? Eh bien c’est pareil, mais en légèrement plus impressionnant !  « Cette étape n’est pas réservée au débutants » nous disent nos instructeurs. D’ailleurs, je m’en aperçois très vite sur le déco. Des habitués se retrouvent et gonflent leur voile plusieurs fois, puis repartent, sans même décoller. Pourquoi ? Cet exercice permet de développer des sensations, de devenir proche de son aile. De sentir sa réaction et d’affiner les réglages une fois en vol. Les exercices au sol sont adaptés, et corsés, plus le niveau du pilote est avancé. Et franchement, c’est impressionnant ce qu’on peut faire ! Je trouve ça super ! C’est de l’art !

LES COURS THÉORIQUES

Richard et Laurent sortent leur tableau, pour nous faire de nombreux jolis schémas. Ca y est je me croirait à l’école ! Ca ne m’avait pas manqué tiens ! Je suis décidément plus quelqu’un de pratique que théorique, même des années après. L’avantage d’avoir fait le biplace pédagogique et les exercices de gonflages avant les cours théoriques, c’est que du coup, c’est bien plus compréhensible. C’est même très instructif ! Je crois bien que je vais aimer prendre du temps chez moi et apprendre à doucement vouloir comprendre la météo, les vents, l’aérologie et autres phénomènes climatiques complexes.

C’est un sport outdoor qui demande un minimum de requis théorique pour démarrer en toute sécurité. Richard nous apprend à lire une zone d’envol et une zone d’atterrissage. Apprendre à définir des points et à les comprendre. Il y a trois points à se rappeler :

  • Pas d’obstacles (maison, arbre).
  • Pas survoler au dessus du terrain d’atterrissage.
  • tous les virages côté terrain (avec les techniques PTU ou PLS/8.

JOUR 2 : Mardi 23 Avril 2019

Aujourd’hui « le vent a tourné Sud » nous dit Richard ! Alors nous allons sur la deuxième pente école, le « déco sud ». Celle-ci est plus plate, et plus courte avant d’arriver dans le vide.

Nous allons faire plus d’allers retours, et donc plus d’essais de gonflage. Ce qui n’est pas plus mal pour s’entraîner à réviser mes manipulations et commencer à enchaîner les bons gestes. Ce sont dans ces moments que je me rends compte que c’est top d’être un petit groupe. Ils prennent vraiment leur temps avec chacun d’entre nous. Ils apprennent à nous connaitre personnellement, pour essayer d’adapter leur langage à chacun d’entre nous. Ca va plus vite ! Je fais de gros progrès ! Il y a tellement de choses à se rappeler au départ.

« Marion, il faut tu positionnes tes bras en arrière au départ, que tu regardes ton cap au loin, que tu marches, puis que tu marches plus vite, puis quand tu sens que ta voile monte tu l’accompagne. Tes bras doivent monter en même temps, puis tu temporises, tu freines légèrement, puis tu remontes les bras, et là vas-y cours, et là tu décolles » !

Waouuuuuuh j’ai cru que j’allais jamais y arriver. T’imagines les premiers décollages, t’oublies toujours un truc, soit de lever les bras, soit tu continues à marcher au lieu de courir ! J’ai l’impression de repasser mon permis de conduire !

Aujourd’hui, j’ai vraiment senti la voile au dessus de moi. J’ai commencé à comprendre quels étaient les gestes qu’il fallait faire pour diriger la voile. C’était vraiment top. Par contre, j’ai des bleus partout sur les bras. Pourquoi ? Parce que je n’ai pas bien écouté mes moniteurs qui m’ont dit, :

-« accompagne ta voile ne force pas à la monter, elle monte toute seule !« 

–  » Euuuuh oui oui, mais c’est ce que je fais non? « 

-« Non, la preuve sur tes bras ! »

On a bien bossé, maintenant c’est la pause déjeuner, au restaurant  s’il vous plaît. Je ne parle plus, je me mets à écouter les moniteurs parler : « de toutes façons dès que tu commences à passer face il faut que tu te dépêches sinon ça passe 25 » Euuuh… Mais je suis dans quel monde là ? C’est là que je me dis, que j’ai encore du chemin à parcourir avant de devenir une vraie pilote ! Mais c’est vrai que d’écouter les plus âgés permets d’apprendre beaucoup beaucoup de choses !

JOUR 3 : Mercredi 24 Avril

Aujourd’hui nous étions sensés faire notre fameux « grand vol ». Notre premier vol en autonomie, oui en solo ! Mais la météo en a décidé autrement. Alors, la journée sensation se transforme en journée de cours théoriques. Les moniteurs l’avaient plus ou moins anticipé. C’est pour cette raison que nous n’avons pas fait de théorie du tout hier. Aujourd’hui, nous apprenons les plans de vols et les techniques d’approches, suivant le terrain et les conditions à l’arrivée.

C’est la tempête dehors ! Nos 3 moniteurs se relayent pour nous offrir les cours. La veille, il nous avaient filmé. L’outils pédagogique parfait pour voir nos erreurs. Mais aussi, pour retenir ce que l’on fait bien ! Au passage, on s’est bien marrés aussi ! Je pense que si nous revenons sur ces vidéos dans 5 ans, il y a moyen qu’on se marrent encore plus. Aussi et surtout, de se rendre compte des progrès que nous aurons parcourus entre temps.

Puis après nous avons fait un tour dans la sellette ! Avant de s’y installer, je n’aurais pas imaginé que cet appareil me permette de capter correctement les positions qu’il faille employer au décollage, comme à l’atterrissage.

Dommage que mon salon soit trop petit pour accueillir une sellette pareille. Ca aurait été parfait pour bouquiner les pieds dans les airs !

JOUR 4 : Jeudi 25 Avril

Décidément nous n’avons pas de chance avec la météo cette semaine ! J’ai reçu les dernières prévisions météo. Le verdict est tombé, nous ne pouvons pas voler encore aujourd’hui ! Mais c’est un bon exercice mental, pour se rendre compte, qu’en pratiquant cette activité, nous sommes tributaire de la nature. Et c’est bien ça la magie de ce sport outdoor. C’est que nous apprenons au fil des jours, à respecter la nature, l’environnement dans lequel nous évoluons chaque jour qui passe ! C’est aussi d’ailleurs un peu pour ça que je souhaitais me mettre. C’est aussi beaucoup pour cette raison que ce sport est magique, parce que nous ne pouvons pas le faire quand nous voulons, mais quand elle le veut !

JOUR 5 : vendredi 26 Avril

La météo ne nous permet toujours pas de voler. Les conditions sont impraticables. Il pleut, il vente, et il y a des gros cumulus ! Je reste cloîtrée à la maison en train de vous écrire ! L’équipe nous propose de retenter et de se donner rendez-vous demain, alors que nous sommes samedi. Affaire à suivre, bonne nuit !

JOUR 6 : Samedi 27 Avril

Je me lève tôt ! Nous avons rendez-vous à 7h30. Mais en ouvrant les volets, je m’aperçois qu’il pleut ! Il pleut encore et ce, depuis 4 jours ! Bref, je me rends au club sous la pluie.  Richard nous accueille chaleureusement avec un air désolé, et nous offre un café pour réchauffer nos cœurs. Lorsque nous sommes tous arrivés, il nous dit que le vol s’annonce encore très compromis, mais qu’il peut y avoir une fenêtre météo vers 10-11h ! En attendant il nous fait un super cours théorique sur les nuages et les conditions de vents en fonction des endroits. C’était vraiment très formateur !

S’il n’y avait pas de nuages, nous ne serions pas si heureux de voir le soleil

Voilà, il est 10h30 et les nuages sont montés et se sont transformés. Il pleut toujours. Richard, notre moniteur, prend la décision de ne pas nous faire voler. Surtout pas, dans le cadre de notre premier grand vol. Déçus, mais en sécurité, je paye au prorata des jours de formation, à savoir 3 jours entiers. Evidemment ça n’est la faute de personne. Mais je ne vais pas vous cacher que j’ai tout de même un peu de frustration en moi. Je suis un peu déçue d’avoir été si proche du but, sans y être parvenue.

Je suis alors vraiment très déçue de terminer mon expérience de stage parapente initiation, sans pouvoir vous donner mon avis sur le grand vol.

La semaine prochaine, dès demain en fait, si les conditions le permettent, j’entame mon stage de Perfectionnement 1, sans avoir effectué mon grand vol. Avec l’accord des moniteurs bien sur. Car la même semaine, il y a aussi des initiations au cas où. Les moniteurs s’adapteront donc au niveau de chacun. J’ai intérêt à bien me débrouiller pour pas embêter tout le monde !

Si je reste sur ma fin, j’imagine que vous aussi, alors en attendant mon carnet d’expérience de dimanche prochain, je vous laisse lire l’expérience de Romain qui a effectué son stage parapente initiation l’an dernier et qui a réussi à voler au bout du 3ème jour dans le Puy de Dôme !

2. LES INFORMATIONS PRATIQUES 

LES PAPIERS ADMINISTRATIFS

Occupez-vous de cette étape, dès que vous avez payé votre acompte sur le site :

-Un certificat médical sur lequel doit obligatoirement être mentionné « apte à la pratique du parapente »

-Une licence valide que vous pouvez vous procurer en ligne sur le site de la FFVL (Fédération Française de Vol Libre) :

LE MATÉRIEL NÉCESSAIRE POUR LA PRATIQUE DU STAGE

-1 pantalon de randonnée ou un jean (éviter les shorts car il fait froid dans les airs, même quand il fait chaud sur Terre)

-1 tee-shirt de sport

-1 doudoune ou polaire

-1 coupe vent

-1 paire de gants (type vélo) pas obligatoire, mais conseillé pour ne pas avoir froid.

-1 paire de lunettes de soleil

-un flacon de crème solaire

A noter, pour voler en France officiellement, il suffit d’être en possession d’une assurance RCA (Responsabilité Civile Aérienne. Celle-ci est incluse lorsque vous achetez la licence FFVL. Il n’est pas encore nécessaire de passer des diplômes particuliers ou d’effectuer des stages. Par ailleurs, je vous le conseille fortement, pour apprendre les bases de sécurité avant de voler véritablement seul.

ADRESSE & CONCTACT DE L’ÉCOLE DE PARAPENTE

Ecole de parapente Air Alpin

19 B Chemin Pal de Fer, 38660 Saint Hilaire du Touvet
06 84 55 23 34

2 ADRESSES LOGEMENTS TESTÉS & APPROUVÉS

SUR SPORTIHOME 

 

logement sportihome à saint hilaire

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Voilà déjà un an que j’utilise la plateforme sportihome pour réserver un bon nombre de mes logements lors de mes trips outdoor. Cette fois-ci j’ai encore trouvé une pépite. J’ai choisi le Nid de Saint Hil. Ce logement est idéalement situé à 5 minutes à pied de l’école Air Alpin. Juste à côté il y a une épicerie pour faire ses courses. C’est une sorte de loft sous les combles, qui est équipé d’une salle d’une salle de bain, d’une grande pièce à vivre, avec une belle cuisine. Il est possible de dormir à 4 confortablement. Si vous êtes une bande de potes, ou une famille. C’est vraiment l’idéal ! Il y a de quoi se garer facilement juste à côté du logement. Il faut compter environ 48€/nuit. 

SUR LE DÉCO

J’ai découvert Le Déco quand je suis arrivée sur place à l’école de parapente. L’école est au premier étage. Le gîte appelé Le Déco est au deuxième étage. Il porte bien son nom, car il est situé au dessus de l’école, vue sur le déco Est de Saint Hilaire. J’ai demandé à ce qu’ils m’ouvrent les portes pour que je puisse visiter le logement pour vous en parler. Je n’ai pas dormi dedans, mais je l’ai testé pour vous. Je l’ai visité entièrement et apprécié la vue panoramique remarquable sur Belledone. Il est composé en deux parties, suivant le nombre de personnes que vous êtes.

  • Le refuge : il peut accueillir 4/5 personnes (avec salle de bain et salle à manger/séjour communs)
  • La chambre privative : elle peut accueillir un couple ou deux ou bien une famille de 4 personnes (communs à partager)
  • Le gîte : possibilité de louer l’ensemble du logement pour 6/8 personnes. Il est alors rien que pour vous.

Si vous souhaitez avoir plus d’informations, contactez-les directement, car le site est en cours de construction, est pas encore complètement clair 😉

Le Déco :

+33(0)6 84 55 23 34

ledecoparapente@gmail.com

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