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I OUZBEKISTAN I Sur la route de la soie de Khiva à Samarkand

Situé au milieu de la route de la soie, l’Ouzbékistan est le véritable carrefour de l’Asie centrale. Bien qu’amoureuse de la nature, croyez-moi, je suis ravie de parcourir une infime partie de la route de la soie, de Khiva à Samarkand.  Pourquoi? Pour y découvrir ces merveilles architecturales. D’ailleurs, je suis maintenant persuadée que c’est un passage nécessaire, pour comprendre la richesse de l’histoire du pays.

 Je vous partage mes trois coups de coeur citadins : Khiva, la ville remparts, Boukhara, la ville forteresse, Samarkand, la belle turquoise. Vous verrez bientôt pourquoi, je les aient rebaptisées ainsi.

Mes 3 coups de coeur, sur la route de la soie en Ouzbékistan… 

KHIVA, LA VILLE REMPARTS

Khiva est située au Nord-Ouest du pays. Elle est composée de deux villes distinctes, séparées par d’impressionnants remparts : Dishan-Qala (la ville extérieure) et Ishan-Qala (la ville intérieure ou vielle ville).

Notre guide nous raconte qu’à l’époque, les citoyens devaient travailler un certains nombre de jours par an pour le Roi. Grâce à ce système, en 1841 et 1842, ces remparts ont été construits par quelques 20 000 citoyens, en moins d’un mois chacun. Il fallait faire vite, pour éviter les invasions. Epoustouflant non?

BOUKHARA, LA FORTERESSE 

Boukhara est l’une des villes les plus anciennes de l’Asie centrale. Elle aurait été créée au Ier Siècle après J-C.

Sa particularité est d’abriter au coeur de la ville, une forteresse. En quelque sorte, une ville dans la ville. C’est un endroit immanquable et surprenant. A l’époque plus de 3 000 personnes vivaient dans cette enceinte.

A noter, la forteresse que voyez ci-dessous en photo, n’est pas d’origine. La ville a injectée des moyens considérables, pour rénover le patrimoine et nous en faire profiter.

En me baladant, j’aime aussi me rapprocher des monuments pour regarder de plus près, le travail des artisans. En effet, ces colonnes ci-dessous, sont toutes taillées à la main, à l’aide d’un instrument en métal. Pour réaliser l’équivalent d’une colonne, il faut à l’ébéniste, plusieurs mois de travail. C’est franchement remarquable !

Par curiosité, je suis rentrée dans un bâtiment, juste pour voir la jolie cour. Deux artisans sont en train de travailler le bois. Je me rapproche pour admirer leur travail. J’essaye de comprendre les différentes étapes. Au départ, vous l’imaginez bien, la planche est vierge. Pour faciliter le découpage, il dessine le croquis à l’aide d’un crayon. Puis, il utilise cet instrument manuel pour sculpter le bois. Il m’a laissé essayer. Je n’imaginais pas une seule seconde qu’il faille autant de force et de précision pour exercer ce métier ! Tout est fait à la main. Prochaine étape, il ponce l’ensemble de la pièce pour gommer les irrégularités. La dernière étape est le vernissage. Il me dit qu’il ne vernit pas tous ces modèles, car certains clients préfèrent le produit brut (j’en fais partie). Il est vrai qu’une fois vernis, il ne craint plus rien, il se conserve plus longtemps, car il est moins fragile.

Une fois leur travail terminé, ce sont leurs soeurs qui s’occupent de la vente, jute devant la porte de l’atelier. Je suis vraiment très heureuse d’avoir passé ce moment avec eux. C’est impressionnant, le nombre d’étapes et d’heures passées, entre la planche à l’état brute et la pièce terminée, prête à être achetée. C’est vrai que maintenant, je ne vois plus leurs objets de la même façon que lorsque je suis rentrée quelques temps avant. Je les voient bien plus beaux.

SAMARKAND, LA TURQUOISE

Le plus impressionnant à Samarkand est sans conteste la place du Registan. Elle est composée de trois madrasas (université où l’on enseigne différentes spécialités, telles que la philosophie, la théologie, la littérature ou encore l’astronomie). La nécropole de Shah-i Zinda et le Gur-i-Amir sont également des monuments remarquables. Dans cette cité, j’ai passé mon temps à lever les yeux au ciel, pour admirer ces couleurs turquoises. Effectivement, entre madrasas, mausolés et minarets, l’évasion est totale. Nous nous sentons si souvent très petits face à ces monuments grandioses.

Vous commencez à me connaître pour certains, je ne suis pas très citadine dans l’âme, même en voyage. Mais quand je découvre une ville, j’adore me rendre sur les marchés. En fait, ce que j’aime beaucoup sur les places des marchés, c’est cette atmosphère si locale ! J’y rencontre les habitants, je découvre leurs produits bruts, ceux que je retrouve dans mon assiette chez l’habitant ou dans les restaurants.  Ici, les marchands m’accueillent toujours avec plaisir, pour me faire goûter certaines spécialités. Ma préférée restera les amandes d’abricots ci-dessous (3ème photo).

Vous vous demandez bien ce qu’il fait ce cher monsieur ! Eh bien, il me prépare le thé que je lui ait commandé. Devant lui, il a de nombreuses sortes d’herbes, d’épices, de feuilles de thé et ils les assemblent. Il les met dans un pilon afin que les saveurs se mélangent. Il roule une feuille en cornet et insère la préparation, puis le referme avant de me le donner. Le miens est composé en partie de feuilles de thé, cumin, églantine, curcuma, gigembre, cannelle, mimosa et j’en passe. Tu m’étonnes que ce soit excellent ! Vous auriez eu l’idée vous, que nous puissions mettre autant de choses dans un seul thé? Moi non ! 

Les cités Ouzbeks me laisseront une trace dans l’âme. J’ai été très étonnée de la propreté irréprochable de l’ensemble des villes, du pays tout entier. J’ai particulièrement adoré ces couleurs pétillantes à tous les coins de rues. Peut-être est-ce cette atmosphère colorée, qui permet aux habitants de se sentir joyeux? Je n’en sais rien, toujours est-il que je retiendrai leurs larges sourires et leur accueil sans réserve.


JE VOUS DIT A TRES BIENTOT POUR DE NOUVELLES AVENTURES ! 
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Ce voyage est le fruit d’un partenariat avec l’agence réceptive locale Xuroson Tour. Toutefois, je garde le choix du contenu et de la rédaction de mes articles. 

2 comments

katou 9 avril 2017 at 18 h 29 min

Khiva est ma préférée avec l’accueil de Tendera ave ses chiots, Abdullah Banque, la gardienne de la cellule…Que des beaux souvenirs

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Marion 16 avril 2017 at 6 h 18 min

Hello Katou, oui je pense que Khiva est aussi ma ville préférée. Elle garde une certaine authenticité indescriptible.

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