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PARACHUTE • Ma première chute libre en tandem, même pas peur !

saut en parachute avec Parachutisme 74

Un jour, je tenterai bien le grand saut ! Oui, le saut en parachute. Ma première chute libre en tandem. Mais si, tu sais, celui ou tu sautes littéralement d’un avion avant d’être en chute libre, comme ça tranquille dans les airs, pendant 1 minute. Evidemment, tu espères silencieusement (ou pas) que le parachute s’ouvre dans le ciel pour éviter de saluer le sol trop rapidement. Je t’avoues que l’idée du tandem me rassure un peu plus. J’imagine que le type qui saute avec moi a reçu un beau diplôme ! J’imagine aussi, qu’il est là pour me rassurer, pour m’expliquer tout à peu près dix fois, au cas où je n’aurais pas écouté (c’est mal me connaître). Je ne croyais pas si bien dire au mois de Juillet dernier, quand mes amis d’enfance me tendent ce bon cadeau pour mes 30 ans : 

Félicitation Marion, vous allez réaliser un baptême de chute libre à près de 200km/h ! 

Ma première chute libre en tandem, en parachute ! 

C’est au mois de Mars 2018 que je prévois mon escapade dans les Alpes. A ce moment là, je réserve le grand saut auprès de l’organisme concerné Parachutisme 74 .  Voilà, la confirmation est tombée :


Chère cliente,

Nous vous confirmons le rendez-vous pour votre saut en tandem :

VENDREDI 11 MAI à 13H00
à l’aérodrome d’Annemasse, rue Germain Sommeiller
Nous vous remercions par avance, de venir munie des pièces suivantes :
– certificat médical obligatoire (daté de moins de 180 jours).
– bon cadeau imprimé.
– formulaire « tandem » dûment rempli (page 1 uniquement).
RAPPEL 
   – Si vous souhaitez le pack vidéo/photos il suffit de le mentionner le jour J (supplément à régler sur place). 
  – Un rendez-vous confirmé ne peut plus être annulé ou reporté moins de 10 jours avant la date prévue, sauf si vous avez souscrit l’option assurance annulation.
Dans l’attente de vous accueillir, nous restons à votre disposition pour tout renseignement complémentaire
Salutations sportives,

Ce qu’il ne faut pas oublier de préparer pour éviter d’être recalé le jour J ! 

Je termine la lecture du mail et je me dit : « Ah oui ! Tout ça ! Sacrée organisation tout de même ! Et là, plein de questions me viennent à l’esprit » :
  • Est-ce que j’ai un certificat médical valable ? Bien évidemment, la réponse est non. Mon entourage m’a conseillé de l’effectuer chez mon médecin traitant, c’est l’option la plus simple paraît-il. Suivons les conseils avisés.
  • Est-ce que je veux les photos de mon saut ? Bien évidemment la réponse est oui, car je ne peux pas apporter mon propre appareil photo. Très frustrant pour une photographe je te l’accorde ! Je fais rapidement le calcul sur leur site internet : Boutique Parachutisme 74 . Et là le verdict tombe, la différence à payer est de 135€ pour quelques photos et une séquence vidéo. Mon choix est vite fait ! Je ne prendrai pas le pack photos en supplément.
  • Est-ce que je prends l’assurance annulation ? Avec la chance que j’ai, ça tombera un jour de grève de la SNCF. Folle comme je suis, je tente le coup sans ! Au pire il y aura le covoiturage qui me sauvera ! Une fois n’est pas coutume…

Je ne croyais pas si bien dire ! Quelques jours avant mon départ, je reçois un super mail de la SNCF me disant qu’en raison d’un mouvement de grève, mon train ne circulera pas. Comme d’habitude, je me fais rembourser les frais intégralement et je prend le covoiturage, qui m’aura fait économiser 20€. Il est important de toujours voir les choses du bon côté, n’est-ce pas ?

Le jour J… nous sommes bien le Vendredi 11 Mai… 

Comme tous les matins, je me lève, tranquillement. Je savais que j’allais sauter dans quelques heures, pour autant, la pression ne monte pas. Voilà, il est l’heure de partir. C’est mon couple d’amis chez qui je loge, qui me conduit à destination. Je suis ravie de partager ce moment avec eux, car ils sont aussi participants du bon cadeau.

A l’approche de l’aérodrome d’Annemasse, je ne ressens toujours rien, pas même une once de peur. Il est 12h15. Nous sommes arrivés une bonne heure en avance. Je débarque sur la terrasse, quand l’un des encadrants me dit :

– Lui : « bienvenue Marion ! Tu as déjà mangé ? »

– Moi :  « hello, merci à toi, non, je ne savais ce qui était le mieux. Du coup, j’ai préféré la jouer dans ce sens là que le contraire, si tu vois ce que je veux dire ! « .

-Lui : « Ca c’est sûr ! Parfait, vous avez 1h pour aller manger, c’est indispensable avant de sauter, et pour comprendre le briefing ! »

Nous voilà de retour pour 13h comme convenu. Je dépose mon dossier (j’ai presque l’impression de me sentir à l’auto-école) avant que le briefing prenne place. Nous sommes tous là, à se regarder en chien de faïence et à se demander si c’est la première fois et pour quelle occasion. Beaucoup d’entre nous étaient complètement stressés, paniqués, pendant que moi, toujours rien. Je commence vraiment à me dire que je ne suis pas normalement constituée. Je t’assures ! Je ne ressens rien, aucune anxiété. Je suis sereine comme jamais.

Le compte à rebours est lancé… vous sautez dans moins d’une heure ! 

Le briefing démarre. Le moniteur nous dit : « le compte à rebours est lancé, vous sautez dans moins d’une heure ! Pendant une bonne dizaine de minutes il nous explique patiemment toutes les étapes du décollage à l’atterrissage. Ce que j’ai retenu de plus important c’est que, pour ne pas louper une seule seconde de beaux paysages il faut « lever la tête jusqu’à ce que mon chignon touche mon dos, et que une fois assise au bord de l’avion porte ouverte, mes jambes passent sous l’avion. »

 Mon moniteur Guillaume, vient me chercher et se présente à moi. Il me demande si j’ai déjà fait le grand, je lui répond que jamais. Il me dit : « eh ben, tu as l’air sereine, j’ai jamais vu ça ! » je lui répond : « oui j’ai confiance en toi ! » Il m’équipe de (mon) notre baudrier, effectue les réglages pour que nos deux corps ne fassent qu’un lors de la chute.

Prêt, feu, décollage, t’as peur en avion ? 

Non ! J’adore l’avion, oui j’aimerais même un jour passer un brevet d’ULM. Décidément ! Mais quand est-ce que je vais avoir peur bon sang ! Quand est-ce que je vais ressentir ne serait-ce qu’un peu d’appréhension ? En passant, les paysages sont absolument somptueux ! L’immensité de la chaîne de montagnes encore enneigée des Alpes, me laisse sans voix ! J’aperçois au loin, le majestueux mont Blanc, le lac Léman, le Rhône. Tout me paraît si petit à 4 000 mètres d’altitude. 

T’es prête ? Nous allons ouvrir la porte de l’avion 

Oh bien sûr ! Je fais ça tous les jours d’ouvrir la porte d’un avion pour sauter ! Là, je  t’avouerai tout de même que j’ai trouvé ça très impressionnant, d’ouvrir la porte coulissante de ce petit avion, et de ressentir la très forte pression du vent. A ce moment, je dois me mettre assise au bord de l’avion, et positionner mes pieds en dessous de la coque. A ce moment précis, j’ai littéralement, les pieds dans le vide ! Il me dit : « t’es prête ? C’est partie, mets tes lunettes, tête en arrière, jambes en arrière, on saute ! »

PARTIE 1 : Ma première chute libre en tandem ! 

Je saute, je ne hurle même pas !  Nous sommes à 4000 mètres d’altitude, à plus de 200km/h ! Nous sommes en chute libre pendant 40 secondes ! Waouuuuuh ! C’est génial, c’est magnifique, c’est grandiose ! Mais que le monde est beau ! Je comprends vite l’intérêt de mettre la tête en arrière pour apprécier chaque seconde qui passe, car les paysages sont si différents. Le vent est fort, c’est bruyant, c’est excitant, j’adore ! Je me sens libre comme l’air, comme un oiseau. Je vole (en réalité je tombe) ! C’est dans ces moments, que tu te rends compte, que chaque seconde de ta vie est précieuse ! Car si je n’avais pas levé la tête, j’aurais regardé mon pantalon pendant 40 secondes…

Puis là… « BOOM » ! Tout s’arrête ! Je suis assise, je lève la tête, le parachute est sortie. Nous sommes à environ 2000 mètres d’altitude. J’ai l’impression que nous sommes remontés. En fait : « on ne remonte pas, on décélère » me dit-il. En un quart de seconde, je réalise que la première partie est déjà terminée. Je m’empresse de rester concentrée pour profiter de la seconde.

PARTIE 2 : le parachute s’ouvre ! 

Tout est plus calme. C’est le silence absolu. Nous continuons de descendre doucement ! Pas si doucement que ça finalement. Guillaume me dit : « tu n’as même pas crié, même pas peur, c’est dingue ça ! ». Je lui avoue être moi-même très surprise de ne pas avoir crié, de ne pas avoir eu peur du tout, à aucun moment. Il me sens à l’aise, et en profite pour me montrer ce que la voile a dans le ventre. Les conditions météo sont absolument idéales, c’est grand soleil, et le vent n’est pas trop fort. Il m’apprend les bases, comment tourner à droite, puis à gauche. Il me laisse toucher aux commandes. Waouuuh ! Il faut être bien musclé des bras pour tirer les sangles ! Franchement, c’est sportif cette affaire ! Là, il s’amuse à tirer sur la voile d’un coup, nous voilà à l’horizontal ! Génial ! Je n’avais jamais vu la vie sous cette angle ! Comme quoi tout est question de vision ! Les maisons se rapprochent de nous, ou plutôt, nous nous rapprochons des maisons…

L’atterrissage, quoi c’est déjà terminé ? 

L’atterrissage est imminent. Là je me rappelle assez bien de celui en parapente, je pense que c’est similaire. Je lève bien mes jambes en angle droit, afin que ce soit lui qui ait les pieds qui touchent le sol en premier. Le tour est joué. « Même l’atterrissage est parfait » me dit-il ! C’est décidé, je souhaite me réincarner en oiseau !

Qu’est-ce que j’ai particulièrement apprécié pendant ce saut ? 

Ce que j’ai particulièrement apprécié dans ma première chute libre en tandem, c’est qu’en fait, l’aventure est vraiment découpée en 2 parties très distinctes. Je dirai même 3 parties : l’approche, dans un petit avion (j’adore, les sensations sont bien différentes des gros avions longs courriers que j’ai l’habitude d’emprunter), la chute libre de 40 secondes, le saut en parachute de 10 minutes. Ces trois parties révèlent vraiment des émotions différentes ! Ca permet de voir la vie sous un autre angle. Et c’est vraiment le cas de le dire !

Qu’est-ce que ce saut en parachute m’a apporté avec du recul ? 

Voilà, l’aventure est déjà terminée et même pas peur !  Guillaume me dit qu’il est très impressionné par la gestion de mon stress, et me félicite. Mais, aussi fou que ça puisse te paraître (à moi aussi d’ailleurs), à aucun moment, j’ai eu l’impression de devoir gérer la moindre angoisse. Il me demande aussi, quelles activités j’ai l’habitude de pratiquer au quotidien. Quand je lui dit, ski, VTT, escalade notamment, il me répond qu’il y a de grandes chances que la pratique régulière de ces sports, m’aide au quotidien et sans me rendre compte, à prendre confiance en moi, à être calme, à l’écoute de mon corps, et à gérer mes peurs. C’est vrai, que j’avais presque oublié, ce pourquoi je pratique ces activités sportives depuis tant d’années ! Et lui, c’est en quelques secondes, qu’il me fait complètement réaliser, que toutes ces années de travail sur moi-même, on apparemment plutôt bien payées !

Alors oui, après quelques jours de prise de recul, je te l’avoue très objectivement, le sport est un moyen très sain, d’apprendre à gérer son corps, à l’écouter, à le comprendre. Ainsi, les mois d’efforts passent, sans que ça devienne un effort, mais plutôt un besoin vital d’épanouissement personnel. En fait, depuis quelques années, je cherche chaque jour, à devenir sereine, dans toutes situations possibles et imaginables, je cherche à avoir la maitrise de moi-même, de mon corps. C’est devenu un jeu, mon jeu. Pour se faire, le sport est un des outils les plus merveilleux que j’utilise. Je crois bien que Guillaume me l’a fait réaliser au bon moment. Je suis vraiment ravie d’être sur le bon chemin. Car en toute honnêteté, je ne crois pas que si j’avais fait le grand saut quelques années en arrière, j’aurais été si détendue à l’idée de sauter dans le vide depuis un avion à 4000 mètres d’altitude sans crier.

Ma première chute libre en tandem, s’est avérée en fait, être un bon baromètre, pour savoir où j’en suis avec mes peurs ! A chacun d’entre nous, d’avancer à notre rythme en se fichant bien de savoir comment avance le voisin. Il faut apprendre à être fière de soi, de nos petites victoires du quotidien.

Pour terminer, je n’ai pas eu peur, car je pense tout simplement que j’avais totalement confiance en mon binôme ! Je serai bien curieuse de faire le saut en autonomie ! Pas si sûre que je sois si à l’aise ! Voilà une prochaine étape pour moi, de dépassement de soi ! Pour ceux qui ont fait les deux, je suis curieuse d’avoir vos impressions ?

Alors rassuré(e) ? Prêt(e) pour le grand saut ? 

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